Dead or Alive 2

Dead or Alive 2
Réalisateur : Takashi Miike
Année : 2000
Genre : Drame
Avec : Sho Aikawa, Riki Takeuchi, Edison Chen, Ren Osugi...

Histoire : Okamoto, un tueur à gages, doit tuer un caid yakuza. Mais il est devancé par un autre. Il empoche quand même la somme qui lui était promise. Recherché par les yakuzas, il décide de se réfugier sur son île natale, et retrouve Sawada, son ami d'enfance, et qui plus est, le tueur qui l'a devancé. Ensemble, ils se remémorent leurs souvenirs et replongent en enfance. Mais les yakuzas les recherchent activement...

Critique : Pour beaucoup, c'est le meilleur de la trilogie. Je partage cette opinion. On reconnaît le style Kitano dans cet opus, avec une poésie sublime et une violence brutale. Ce qui n'empêche pas Miike de partir en freestyle, avec des scènes bizarroides dont il ne vaut mieux pas chercher à comprendre le sens. A l'image de l'éclatement de la tête d'un nain en 3D, scène à la fois drôle et complètement con. Sinon, le thème de l'enfance perdue est traité avec humour et poésie, un peu comme dans L'été de Kikujiro de Kitano. La musique est superbe, sans toutefois atteindre le niveau d'un Joe Hisaishi (compositeur de la musique des Miyazaki et des Kitano). Les acteurs se sentent comme des poissons dans l'eau, le duo Aikawa-Takeuchi étant soudé comme jamais.

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 07:39

Modifié le samedi 12 mai 2007 09:20

Photo 1

Photo 1
Les deux héros en anges de la mort...

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 07:40

Modifié le jeudi 07 juin 2007 06:33

Photo 2

Photo 2
Les deux héros, au crépuscule de leur existence, s'acharnent à la prolonger...

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 07:42

Dead or Alive 3

Dead or Alive 3
Réalisateur : Takashi Miike
Année : 2002
Genre : Science-fiction
Avec : Sho Aikawa, Riki Takeuchi, Josie Ho, Terence Yin...

Histoire : Yokohama, en 2346. La ville est devenue un gigantesque taudis, dirigée par un maire halluciné qui fait prendre à sa populace une drogue qui rend stérile. Toutefois, un groupe de résistants cherche à renverser la vapeur, tandis qu'un réplicant et un flic veillant au bien de la politique du maire s'affrontent dans un combat sans merci...

Critique : Cet opus, qui n'a rien à voir avec les deux autres, lorgne du côte de Blade Runner, avec des effets spéciaux malheureusement un peu "cheap". Miike part moins en freestyle, hormis sur la fin, qui bien sûr, ne demande même pas à être expliquée. C'est un peu moins lent que les autres, mais c'est aussi moins bien, car le style Miike semble être un peu oublié avec notamment l'usage de caméras DV (pour un film de SF, ça fait bizarre...) et comme je le disais, moins de pétages de câbles. Mais ça a au moins le mérite de critiquer indirectement la politique de limitation des naissances en Chine (d'ailleurs, le film a été tourné à Hong-Kong, alors que l'action se passe à Yokohama...), par le biais du personnage du maire. Ce troisième opus n'est pas non plus mauvais, mais c'est le moins bien des trois, peut-être parce que Miike s'est peu lâché...

PS : Désolé, je n'ai pas trouvé de bonnes photos extraites du film, hormis celle ci-dessus...

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 07:56

Modifié le samedi 12 mai 2007 09:20

Samaria (Samaritan Girl)

Samaria (Samaritan Girl)
Réalisateur : Kim Ki-duk
Année : 2004
Genre : Drame
Avec : Lee Uhl (le père de Yeo-jin), Kwak Ji-min (Yeo-jin), Seo Min-jung (Jae-young)...

Histoire : Yeo-jin, une jeune fille timide et Jae-young, une vraie délurée, sont deux grandes amies qui rêvent de partir en Europe. Pour cela, Jae-young n'a pas trouvé d'autre solution que de se prostituer. De plus, elle s'attache très facilement à ses clients, ce que Yeo-jin n'accepte pas. Un jour, tout s'écroule : Jae-young se suicide. Pour se sentir moins coupable envers elle, Yeo-jin décide de coucher avec les anciens de Jae-young et de leur rendre l'argent durement gagné. Jusqu'au moment où le père de Yeo-jin, un flic veuf et dévoué envers sa fille, découvre l'inimaginable...

Critique : Les films de Kim Ki-duk sont un mélange entre l'aspect social d'un Ken Loach et la poésie d'un Takeshi Kitano. Sans oublier une violence sèche, sanglante et brutale. Samaria, c'est exactement ça. Le film se décompose en trois parties, intitulées respectivement "Vasumitra", "Samaria" et "Sonata". La première s'attache à l'amitié presque amoureuse entre Yeo-jin et Jae-young jusqu'au suicide de cette dernière, la deuxième au cas de Yeo-jin et de son père, animé par un incroyable désir de meurtre envers les clients, et la troisième sur la tentative de rédemption du père. Côté réalisation, le film est superbe, la caméra rend les personnages attachants, et la musique est parfaitement en accord. Les acteurs sont parfaits et se mêlent véritablement à leurs personnages (Kwak Ji-min, qui joue Yeo-jin, a même pleuré devant Kim Ki-duk car son personnage lui faisait trop pitié). Il y a dans ce film un aspect à la fois terriblement dur et magnifique (la dernière demi-heure, même si c'est lent, c'est quand même beau !). A noter que ce film a reçu l'Ours d'argent du meilleur réalisateur au festival de Berlin, un prix amplement mérité.

Disponible en DVD chez Wild Side Video dans la collection "Asian Side".

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 08:24

Modifié le jeudi 07 juin 2007 06:33