Niki Larson

Niki Larson
Réalisateur : Wong Jing
Année : 1992
Genre : Action, comédie
Avec : Jackie Chan (Niki Larson), Joey Wong (Kaori), Chingmy Yau (Saeko), Richard Norton (MacDonald), Gary Daniels (le bras droit de MacDonald), Leon Lai...

Histoire : Niki Larson est un détective privé obsédé sexuel qui se voit confier la mission de retrouver Shizuko, la fille d'un riche japonais qui a fugué. Il arrive à la suivre jusque dans un bateau, dans lequel se trouve Kaori, sa partenaire secrétement amoureuse de lui. Seulement, MacDonald, un américain, et sa bande de tueurs, prennent le navire en otage. Il faudra à Niki l'aide de Saeko, une magnifique mercenaire, et un flambeur de casinos pour régler cette périlleuse situation...

Critique : Avant de voir pour la première fois ce film, j'étais impatient dans l'idée de voir mon manga préféré transposé en live. Mais autant dire ce qui est : CA N'A RIEN A VOIR ! Dans le film, Niki Larson pense plus à becter qu'à véritablement séduire les filles. C'est décevant de voir ça, surtout que c'est censé être l'adaptation officielle ! Heureusement qu'il y a Jackie Chan pour sauver le film, entre ses grimaces et ses cascades spectaculaires, et aussi LA scène culte du film, un combat entre Jackie Chan et Gary Daniels qui se transforme sans grier gare en improbable parodie du célèbre jeu vidéo "Street Fighter" ! Concernant le reste, c'est plus ou moins drôle, mais par moments, c'est vraiment lourd (avec le cousin de Kaori ou le duo de "Gala Happy"...vaseux comme il faut !) ! Wong Jing a beau multiplier les références, qui vont de Bruce Lee à Michael Jackson, mais rien n'y fait, Niki Larson est assez décevant et se destine plus à un public jeune, qui n'a pas connu le manga de préférence...

Anecdotes de tournage :

- La sublime Chingmy Yau, en plus d'être la femme de Wong Jing, était aussi une actrice spécialisée dans les catégories 3 un peu...chaudes, comme Naked Killer !

Tous publics. Disponible en DVD chez HK Video.

Pour info : Si vous voulez une adaptation fidèle, mais non officielle de City Hunter, c'est vers le film Mr Mumble qu'il faut se tourner, avec le comique Michael Chow. C'est déjà beaucoup plus fidèle et moins gamin... C'est disponible en DVD chez AK Video.

# Posted on Thursday, 10 November 2005 at 3:14 PM

Edited on Thursday, 07 June 2007 at 6:34 AM

Bangkok Dangerous

Bangkok Dangerous
Réalisateurs : Oxide et Danny Pang
Année : 2003
Genre : Thriller mélodramatique
Avec : Pawalit Mongolpisit, Premsinee Ratanasopha...

Histoire : Kong est un jeune tueur à gages sourd et muet qui tue de sang-froid, sans la moindré pitié. Mais il aimerait quand même bien changer de vie malgré son handicap. La saleté qui traîne à Bangkok le déprime, tout comme son ami Joe, qui se renferme sur lui-même depuis qu'il a été blessé à la main. Mais un jour, Kong rencontre Fon, une ravissante pharmacienne. Il en tombe amoureux...

Critique : Réalisé par deux frères, ce film peut diviser. Pas parce que c'est violent, c'est pas le problème. Mais parce que ces deux frères aiment bien piocher dans leurs films préférés, et du coup, ils ont par moments tendance à carrément les plagier. C'est ça qui a gêné les critiques. Toutefois, il faut quand même reconnaître que visuellement, les frères Pang ont de la suite dans les idées. Ca fait assez clip (notamment dans une scène de viol qui fait mal aux yeux à force de stroboscopes), mais rien que le générique du début et la scène du train montrent que ce sont peut-être des plagieurs, mais habiles. Concernant le film en lui-même, c'est une belle réussite, une sorte d'état des lieux de la ville de Bangkok, corrumpue par le vice et la délinquance. Y a de l'action et pas mal de violence assez brutale pour contenter les mecs qui en veulent. Les acteurs sont excellents, même s'il n'y a pas beaucoup de dialogues (je rappelle que le héros est muet...). C'est à découvrir, pour vous donner une idée de ce dont le ciné thailandais est capable, hormis le muay thai de Ong-Bak...

Interdit aux moins de 12 ans. Disponible en DVD chez EuropaCorp Diffusion.

# Posted on Thursday, 10 November 2005 at 3:38 PM

Edited on Thursday, 07 June 2007 at 6:33 AM

John Woo

John Woo
Né en 1948 à Canton, Wu-Yu Sheng (son vrai nom) arrive à émigrer à Hong-Kong avec sa famille grâce au soutien de catholiques américains. Là-haut, il nourrit une passion pour le cinéma occidental, plus précisément celui de Sam Peckinpah et de Jean-Pierre Melville. Il entrera au service de la Shaw Brothers, et deviendra l'assistant réalisateur de Chang Cheh. Il devient ensuite réalisateur pour la Golden Harvest vers la fin des années 70. Sa côte de popularité grandit, mais elle baisse au milieu des années 80, jusqu'au jour où il rencontre Tsui Hark, chef de file de la nouvelle vague hongkongaise qui lui propose de produire son prochain film, Le syndicat du crime, l'un des plus gros succès au box-office de HK de tous les temps, dans lequel le style John Woo est posé : personnages torturés et perturbés, qui se battent contre la violence et la corruption armés d'un flingue dans chaque main et dans des chorégraphies dignes d'un ballet. Après The killer, John Woo et Tsui Hark se séparent, et Woo tourne trois derniers films à HK :Une balle dans la tête, Les associés et A toute épreuve. Puis il part aux Etats-Unis en 1993...

Filmo sélective :

1976 : Hand of death, avec Dorian Tan, Jackie Chan, Sammo Hung et...John Woo lui-même ! Un petit film de kung-fu loin d'être mauvais, classique et divertissant, et qui permet de découvrir Jackie Chan et Sammo Hung jeunots.
1978 : La dernière chevalerie : voir le blog
1983 : Les larmes d'un héros, avec Eddy Ko et Lam Ching-ying. Le 1er film de guerre de John Woo, qui fait un peu Chuck Norris sur les bords, mais qui plaira aux aficionados.
1986 :Le syndicat du crime, avec Chow Yun-fat, Ti Lung et Leslie Cheung. JE VEUX ABSOLUMENT VOIR CE FILM, mais personne se décide encore à le sortir en DVD... Chuis dégoûté...
1987 : Le syndicat du crime 2, avec les mêmes acteurs. PAREIL !!!!!!!!
1989 : The killer : voir le blog
1989 : Just heroes, avec Danny Lee, David Chiang, Wu Ma. Réalisé pour aider financièrement Chang Cheh, un film qui est très loin de The killer, mais qui se laisse quand même regarder par son côté mélodramatique et ses rebondissements incessants...
1990 : Une balle dans la tête : voir le blog
1990 : Les associés, avec Chow Yun-fat et Leslie Cheung. Un film qui n'a pas cartonné au box-office, mais John Woo en a fait un remake aux USA, un téléfilm réussi, Les repentis, qui a donné une série télé.
1992 : A toute épreuve : voir le blog
1993 : Chasse à l'homme, avec Jean-Claude Van Damme. Un film qui s'occupe plus des muscles de JCVD que du scénario. Merci les producteurs !
1995 : Broken arrow, avec John Travolta et Christian Slater. Bons acteurs, belles scèes d'action, MAIS IL EST OU LE STYLE JOHN WOO ?
1997 : Volte-face avec John Travolta et Nicolas Cage. Le meilleur film US de John Woo, sans hésitation.
2000 : Mission:impossible 2, avec un connard dont je citerai pas le nom...Je le dirai jamais assez : C'EST UNE MERDE !
2002 : Windtalkers, avec Nicolas Cage. Un bon film de guerre qui parle d'un sujet que les américains avaient oublié...
2004 : Paycheck, avec Ben Affleck et Uma Thurman. Avec ce film, ça se confirme : John Woo n'est pas Hitchcock. C'est tout...

# Posted on Thursday, 10 November 2005 at 4:20 PM

Tsui Hark

Tsui Hark
Né en 1951 au Viet-Nâm, Tsui Hark part faire des études de cinéma aux Etats-Unis, et retourne à Hong-Kong avec une bonne maîtrise de l'anglais et des différentes techniques cinématographiques. On lui propose d'abord de réaliser des séries télé en costumes pour se faire la main, puis en 1979, il tourne son premier long-métrage, Butterfly Murders. Révolutionnaire à l'époque, ce wu xia pian horrifique sous influence hitchcockienne est le film-phare de ce qu'on a appelé la "Nouvelle Vague" de Hong-Kong. La critique est époustouflée, mais pas le public, qui boude le film. Déçu, Tsui Hark ne baisse pas pour autant les bras et réalise un an plus tard l'étonnant Histoires de Cannibales, mélange jubilatoire de kung-fu, de gore et de comédie cantonaise. Là aussi, le public fustige le film, et même la critique, qui voit Tsui Hark comme un réalisateur dangereux et fou furieux. Peu importe : il se radicalise encore plus avec L'Enfer des Armes, brûlot social ultra-violent qui fait scandale chez les censeurs, qui lui demandent de retourner des scènes pour sortir un montage plus axé action. Ce film-culte est aussi à l'origine de la classification "catégorie III". C'est encore un échec sans appel...
Tsui Hark se voit donc obligé d'accepter de tourner un film de commande, All the Wrong Clues for the Right Solution, avant de tenter à nouveau de révolutionner le cinéma de Hong-Kong, avec l'un des films les plus chers de l'histoire : Zu, les Guerriers de la Montagne Magique, en 1983. Premier film HK à bénéficier d'effets spéciaux optiques, ce bijou permet à Tsui Hark de se faire connaître en Occident. Le film n'a malgré cela pas le succès escompté.
En 1984, Tsui Hark a une idée de génie : créer un atelier de production, avec sa femme Nansun Shi, où tous les réalisateurs pourront faire les films dont ils ont envie. Il monte donc la Film Workshop, qui va, comme le souhaitait Tsui Hark, révolutionner le cinéma hongkongais et permettre à l'industrie de connaître son apogée. Le premier film de la Film Workshop est réalisé en 1984 par Tsui Hark lui-même, et c'est un chef-d'oeuvre : Shanghai Blues, hommage coloré et délirant aux comédies musicales. Deux ans plus tard, c'est au tour de Peking Opera Blues, encore plus réussi, notamment grâce à la musique de James Wong et au montage de David Wu. Puis en 1986, il produit Le Syndicat du Crime de John Woo, qui devient instantanément le film préféré de public hongkongais, et sa suite un an plus tard, malgré le désaccord de John Woo.
Car même si Tsui Hark est un génie, il avait tout de même tendance à vouloir contrôler toutes ses productions, et soumettre les metteurs en scène à ses choix. C'est le cas de The Big Heat, qui est passé entre les mains de quatre réalisateurs, dont Tsui Hark. C'est aussi le cas de Diary of a Big Man, dont le résultat final tourné par le grand réalisateur Chu Yuan a fortement déplu à Tsui Hark, qui a donc décidé de retourner lui-même la quasi-intégralité du film. En bref, d'après les réalisateurs qui ont travaillé à ses côtés, il pense plus vite qu'il réalise, et les disputes allaient bon train. Et pourtant, tous ces films ont un pouvoir de fascination énorme. Et comment ne pas parler de The Killer en 1989, chef-d'oeuvre de John Woo, qui a marqué la séparation définitive entre les deux cinéastes.
N'oublions pas aussi l'objectif principal de Tsui Hark, qui était de relancer des genres quasiment disparus ou qui ne se renouvellaient pas : il réinvente le film de kung-fu en 1991 avec Il était une fois en Chine, le mélodrame en 1994 avec The Lovers, le wu xia pian en 1995 avec The Blade... Et j'en passe. Sa meilleure période était celle de la première moitié des années 90, où on y retrouve aussi le fabuleux Green Snake, qui montrent Maggie Cheung et Joey Wong au sommet de leur sensualité, et Le Festin Chinois, comédie culinaire sidérante avec un Leslie Cheung hilarant.
Voyant que d'autres réalisateurs se sont exportés aux USA, Tsui Hark tente le coup et se voit confier en 1996 la mise en scène de Double Team avec Jean-Claude Van Damme. L'expérience est douloureuse, le tournage chaotique (en particulier à cause d'un Van Damme qui montrait à Tsui Hark comment tourner), et ça fait un bide. Le film est plus une démonstration de savoir-faire hongkongais qu'autre chose. De même pour Piège à Hong-Kong deux ans plus tard, où là, Tsui Hark s'éclate comme un petit fou avec sa caméra, tout en filmant un Van Damme complétement ramolli (les ravages de la drogue...) et en nous livrant des plans aussi drôles qu'inutiles, comme le coup du pied qui rentre dans une chaussure en vue subjective. Ces deux films sont tout de même de beaux nanars, à voir entre amis pour bien rire.
Tsui Hark retourne ensuite à Hong-Kong et livre Time and Tide en 2000, qui réinvente le cinéma d'action grâce à des plans jamais vus auparavant et un style inimitable. Un an plus tard, il revient aux sources avec le magique La Légende de Zu, avant de tourner l'excellent nanar qu'est Black Mask 2. Il continue en parallèle ses activités de producteur avec Master Q 2001, qui refait vivre en 3D un personnage culte du cinéma HK, et Vampire Hunters, qui tente de réinventer la "ghost kung fu comedy" initiée par Sammo Hung.
Son dernier film en date est le très bon Seven Swords, sorti en 2005. Cependant, il y a à peine deux jours, Tsui Hark nous a fait une petite surprise au festival du film asiatique de Deauville : il vient de filmer, dans le plus grand secret et en trois semaines, le film High Octane, tourné en caméra Viper (comme dans Miami Vice), et avec Donnie Yen (cool !) et Chuck Norris (moins cool...). C'est avec une impatience démesurée que j'attends ça !
En bref, tout ça pour dire que Tsui Hark est le maître du cinéma de Hong-Kong, le cinéaste le plus important de ces vingt dernières années (devant Johnnie To et John Woo), qui n'a très certainement pas fini de nous surprendre. Encore bravo et merci !

# Posted on Friday, 11 November 2005 at 6:20 AM

Edited on Monday, 02 April 2007 at 12:18 PM

Il était une fois en Chine : la saga

Il était une fois en Chine : la saga
Réalisateurs : - Tsui Hark (Il était une fois en Chine, La secte du Lotus blanc, Le tournoi du lion, Dr Wong et les pirates)
- Sammo Hung (Dr Wong en Amérique)
- Yuen Bun (La danse du dragon)
Année : 1991-1992-1993-1994-1995-1997
Genre : Aventures
Avec (dans les six films) : Jet Li, Chiu Man-cheuk, Roasmund Kwan, Yuen Biao, Max Mok, Donnie Yen, Richard Ng...

Histoires : En gros, dans les six films, c'est toujours une sorte de rapport de force et un choc des cultures entre les civilisations chinoise et occidentale, alors que le maître en arts martiaux Wong Fei-hung lutte contre la corruption liée à la colonisation au XIXe siècle.

Critique : Depuis longtemps, la saga des Il était une fois en Chine est une vraie référence du cinéma d'arts martiaux. Les combats sont magnifiques, orchestrés par le génial Yuen Woo-ping, chorégraphe de Matrix et Tigre et dragon. Mais ce n'est pas qu'un enchaînement de bastons, c'est aussi une reconstitution minutieuse de la Chine du XIXe siècle, avec ses problèmes liés à la colonisation britannique. Non seulement on se divertit, mais on en apprend aussi plus sur la Chine, preuve que ce n'est pas seulement fait pour les amateurs de tatanes en tout genre. En clair, c'est vraiment excellent. On découvre aussi le personnage énigmatique de Wong Fei-hung, qui a vraiment existé et qui était un général d'armée spécialisé dans la médecine. Il est magnifiquement interprété par Jet Li et par Chiu Man-cheuk, qui prêtent leur charisme à ce personnage légendaire. On retrouve aussi d'autres acteurs comme Yuen Biao, grand pote de Jackie Chan, et aussi la belle Rosamund Kwan, habituée aux rôles de bécasse, mais avec un charme fou.

Tous publics. Les deux premiers opus sont édités chez Studio Canal, dans la collection "Asian Classics", les quatre autres chez HK Video.

# Posted on Friday, 11 November 2005 at 11:11 AM

Edited on Thursday, 07 June 2007 at 6:33 AM